stage été 2009

Le funambule marche sur le fil tendu entre deux étoiles ! Suivre le fil de soie tout en douceur… à l’extrême de soi ?
Coup de dé, quel chance, la& douceur de l’apesanteur !! Bien danser le tango, sensations et sentiment jubilatoires !!!
Elle a choisi mon mal, c’est une croix !
Contre-chant, contre -temps, laissons le rythme nous guider… au tango, vieillir n’est pas de mise !
Éviter le monologue.
Aucune blessure ne vient son corps au repos. Le tango, un chemin semé d’embûches !
Danser jusqu’à entrer en transe !


Ecriture collective, improvisée lors de l'ouverture du centre Majorana, le 11 octobre 2009:


"Lucy est venue, elle s’est mise debout, elle a embrassé le monde ; il est beau, nous n’en héritons pas, nous l’empruntons juste à nos enfants, à qui je choisis de leur donner de ma force intérieure, celle qui me tient droit, souple aussi, quand même de la tête au bassin, des chevilles et du ventre :
«  cornegidouille ! s’exclama alors le père Ubu, de ma bedaine la spirale pensante s’en fut et encore seul au monde me voila devenu ! »
Ainsi parla Jésus à ses disciples.
Amples les rencontres.
Disciplines, rigueur du juste, traits de grâce à la lune dans laquelle je suis ; vais-je me réveiller ? Trop tôt !! Je suis fatigué mais debout ; le ciel est si terne lorsque l’on vit assit. Debout, couché, sur le dos, peu importe, pourvu que l’on trouve son bonheur et son extase. D’une nuit où il écoutait mon silence avec sa bouche et ses oreilles grandes ouvertes sur le monde , un  cri : alors au delà du trou noir, la source déclina sa présence, sans désir d’être vu, ; au delà des mots, les sens ; au delà des sens la vue ; au delà de la vue ?

 
Soirée danse-Ecriture du 13 décembre 2009; Centre Majorana.

" Le monologue du vagin est un cri primal, pourquoi le fuir, tel un anticlérical devant une croix dans la nuit.
En fait, il s’agit d’un contre chant pour atteindre l’orgasme.
Et qui renoncerai à cette transe ?
Le seul chemin pour ne pas vieillir, et être en apesanteur ; Fin ? Non, car la blessure originel-elle- plane de  ce deux ailes, à peu près sublime comme un arabesque. Et !! Très fort !
Comme un fil de soie qui se dévisserait sous les pas d’un funambule, se jouant à l’extrême. Et Einstein s’écria « dieu ne créa pas la monde d’u coup de dé », mais dans un zigzag interminable et jubilatoire, tel la valse des anges que la musique baroques nous laisse entendre…Une musique encore si vivante. Oh oui…encore…PLUS, et l’histoire pourrait recommencer, etcetera.

Atelier écriture; Espace des Possibles; le 24/07/08.

L’appareil de ma tête ne s’arrête jamais. Ta beauté mérite pourtant parfois le vide dans ma tête. Avec locomotive, je ne sais pas quoi écrire. Puidakase cen schookelie dhureslaere sont des paysages du petit déjeuner hollandais. Un grand beau mec jeune vient d’entrer. Ce souffle qui m’emporte, au gré du vent des mots, des notes, de la langueur…j’ai peur de m’y perdre, de m’y plonger, de m’y dissoudre. Pourtant, c’est comme un voile sur mon regard, sur ma peur, et mes pas m’emportent, et mon corps se glisse, dans les couples que langoureusement tu proposes. Et, c’est dans une absence à  cette part de moi qui toujours contrôle, que je glisse entre tes pieds habiles. Le désir me prend de me fondre dans ta danse, de laisser mon chant répondre au tien, et ma musique danse avec la tienne. Couples tournoyants enivrant comme une journée de soleil ardent, ondoyant comme une mer mouvante et changeante, se perdant dans l’espace cheminant parmi les étoiles. Mais que fait une citrouille dans cette histoire !? Peut-être à cause du rouge, rouge tango, rouge vif, rouge tendre, mais rouge sans aucun doute. Le corps du délit n’apparaît pas immédiatement. Pas à pas s’insinue la mesure. Ce vermeil lui sied à merveille.

Dans la nuit , le bandonéon réveille l’ensommeillé et ensorcelle la danseuse. L’Argentine, terre sublime, tangue et tangue encore et au delà d’Ushuia. La grandeur de l’espace de la salle de bal m’enivre ; J me dépose au creux de la vague de son bras et m’abandonne ; La force du torrent de ton mouvement me presse vers l’au delà ; Et le calme retrouvé dans l’arrêt m’apporte la douceur qui nourrit à l’infini, au cœur de la danse ; l’infini est dans le corps, ici est la mouvance, ici est le repos. Traits de rigueur, ligne de grâce, envole qui dessine l’élan ; Accueil de l’invisible et de l’impalpable. Légèreté insensée, éternité de l’instant ; Instant de partage qui se garde du mouvement de trop. La fuite du temps sous les pas, par le tango, arrête son sol. Sur un platane, un bandonéon pleure. Sa musique roule dans la rivière et se pose en creux d'un abrasso. Une énergie fluide coule en moi, quand les notes s’égrènent. Cette lumière et ces éclats de voix me donne le tournis. Surprise du moment ! Quelle tristesse, une vie sans musique. Sur le chemin courent les enfants, leurs cris résonnent en moi et m’emmènent dans la danse.